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: A titre expérimental, nouveaux horaires ouverture mairie : Lundi, Mercredi, Vendredi 8h30 - 12h / 13h30 -17h30 et Mardi, Jeudi 8h30 - 12h

Historique du village

Saint-Geours fut une des 9 paroisses de la vicomté de Maremne sous le patronage de Saint-Georges, prince de Cappadoce, martyrisé sous Dioclétien.

Les barons de Saint-Martin étaient les seigneurs du fief aux XIIIème et XIVème siècles ; ils furent aussi seigneurs de Brutails et de Capbreton. La cavalerie de Brutails était une des plus prestigieuses des cavaleries de Maremne. En 1628, la famille Saint-Martin de cette cavalerie avait obtenu du couvent de Saint-Esprit, le privilège d'occuper le premier banc de l'église de Saint-Geours.

Un contrat entre les propriétaires et métayers en 1763 obligeait le métayer à remettre chaque année au propriétaire une forte partie de la production agricole et du cheptel.

Après la Guerre de 1918, une demoiselle de Saint-Martin apparemment descendante du Seigneur, habita la propriété actuellement détenue par la famille RIGAUD. Les habitants du bourg appelaient cet endroit "le Château de Saint-Martin". Peut-être la demeure du Seigneur existait-elle sur cet emplacement ?

Les tombes des Saint-Martin existent toujours au cimetière.

On disait également autrefois à Saint-Geours, que sur la place du "Prada", plantée de beaux-chênes, Napoléon en route vers l'Espagne pour faire la guerre, avait fait halte et s'était reposé sous ces frondaisons.

 L'Eglise "SAINT-GEORGES"

 
L'Eglise fortifiée date des XIIIème et XIVème siècles. Elle a gardé de ses origines l'abside et le clocher, la nef ayant été reconstruite au 19ème siècle. Le chevet trapu soutenu par des contreforts, présente à l'intérieur une belle peinture de format ovale de Saint-Georges terrassant le dragon, de facture néo-classique, datée de 1904.

Le clocher carré, élancé, flanqué d'une tour pentagonale, renferme un escalier à vis qui jadis, conduisait au somme, d'où la vue est multi-panoramique. Ce donjon plus que clocher avec ses meurtrières, était à l'époque féodale une tour de guet idéale.

 

LES ANNEES 1930 :

Comme beaucoup de villages à cette époque, le centre du bourg se composait de l'église et de la mairie qui fût rebâtie avant la 2ème guerre mondiale au même emplacement.

Saint Geours était surtout un LIEU DE PASSAGE:

 donc un lieu de COMMERCE FLORISSANT :
Pratiquement chaque maison du bourg était un commerce : auberge ou alimentation ou lieu artisanal.

Entre les deux guerres, il y avait dans cette commune environ 9 ou 10 auberges, 3 boulangers, 1 pâtissier, 3 épiceries sédentaires et 2 épiciers ambulants, 2 cordonniers, 2 charrons-forgerons, 2 menuisiers, 2 coiffeurs, 4 tailleurs et plusieurs couturières, 1 maréchal ferrant, 2 sandaliers commerçants, 1 rempailleur de chaises, 1 sellier bourrelier, 3 marchands de vin grossistes, 1 marchand de bois, 1 limonadier, 1 magasin de confection, 1 magasin de tissu à la coupe, 2 tuileries, 1 moulin.

 

Saint Geours et l'artisanat :


* LES PETITES ENTREPRISES

- Le "Moulin de Bayesse" : situé non loin de la nationale 10, les derniers meuniers étaient frère et soeur. La meunière faisait le porte à porte avec un charrette tirée par une mule. Elle collectait les sacs de grains (maïs, seigle, blé...) qu'elle amenait à son frère. Celui-ci s'occupait de la mouture. Deux jours plus tard, la jeune fille refaisait le circuit pour apportait la farine, en échange de la "pugnère" : prélèvement d'un certain poids de grains sur la quantité confiée.

- Les Tuileries : sur la route de Saubusse, "La Taoulère" employait une dizaine d'hommes. L'argile était extraite, façonnée en tuiles, briques, barrots, le tout cuit dans un four chauffé au charbon. La "Taoulère" ferma ses portes en 1939, les hommes étant appelés au Front.

- La Résine : sur la route de la Gare, quartier de "Lescles" existait une usine et un dépôt de résine. Les résiniers, nombreux à l'époque, livraient la résine dans des barriques. Cette résine était ensuite brûlée pour en retirer l'essence de térébenthine et la colophane. A Saint-Geours, le gemmage fut abandonné en 1976.

* LES BISTROTS

Il y en avait au moins un dans chaque quartier. Lieux privilégiés des rencontres, ils étaient surtout vivants le dimanche. On y jouait aux quilles de trois et au trauquet.
Le vin blanc mélangé à la limonade était appelé "champagnette" avant de devenir bien plus tard "le blanc limé".
Chaque année, pour la Mayade (fête du mois de mai), on dansait devant le bistrot au son de l'accordéon.

 

Mairie de Saint Geours de Maremne (40230) – Site Internet officiel de la Commune

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